Croire aux fées

Les fées

Les fées sont des mirages
Dont on parle quand les nuages
Courent tous noirs sur les rivages
De notre espoir sauvage.

On s’attend, de temps en temps
A voir bouger derrière les pierres
Des cheveux légers comme l’air
Et brillants de leur mystère
Dans le vent, autrement qu’en volant.

Les fées sont des légendes
Et même si on se demande
Comment y croire, l’envie est grande
D’aller survoler l’Irlande.

On s’attend, de temps en temps
A voir dans les bois des étoiles
Echappées de leurs ailes en cristal
Ou de leur peau si pâle.

On s’étend, doucement, dans le pays du vent
Pour admirer la beauté de ces anges fées
Mais elles s’évanouissent
Alors on croit qu’on glisse
Dans les limbes du délice…
N’était-ce finalement qu’un rêve
Naît de mots sur les lèvres ?

TITRE_IMAGE

3 commentaires - aucun rétrolien

Souviens-toi

Un bout de bonheur, un bout de rêve, un bout de douceur, un bout de ce que vous voulais...

lire la suite

9 commentaires - aucun rétrolien

L'ange orange

the gathering yellow

La descente est lente et mortelle,
L’ange orange vient de brûler ses ailes.
Les gouttes de pluies recueillies se délient,
L’ange orange a rejoint les démons de la nuit.
La nature est en feu dans mon fort
Et les danses sacrées célèbrent le mauvais sort.
L’ange orange a reçu des menaces de mort
L’ange orange est déchu, il me dévore.
Il est mon ange, ma fatalité
Il est le Soleil qui explose,
Mon essence d’immortalité
Et toutes les larmes que je dépose.
Parce qu’il est mon enfer et ma vie,
L’ange orange doit taire son mépris.
Ses flammes lèchent les fils qui me lient
A ceux que j’aime et que je détruis.
Il me garde comme l’entrée d’une tombe
Pour faire de mon monde une catacombe.

1 commentaire - aucun rétrolien

Le long du courant

Au-delà de mes rêves, je vois des armures,
Ames solitaires retouchant mes blessures,
Ame lassante se plait à me hanter
Eternelle solitude en ma chair abîmée
Vagabonde pensée échappée, effleurée
Vague à l’âme touché à la pointe de ton fleuret
Vertiges indécelable du fil de l’épée
Harcèlent mes jours, chaque seconde m’ensorcèlent
Symptômes inhérents qui vont s’aggravant
Troubles dérisoires, toutefois dérangeant le chant du vent
Envolée belle vers l’infini langueur
Un sifflement d’air dans les feuilles se faufile en douceur
D’un souffle d’or fait frissonner les trembles
D’un jaillissement de lumière, le Soleil et le vent ensemble
S’allient dans le reflet du lac y puisant l’inévitable beauté
Nature aux eaux dormantes, en douce déchaîne sa pureté
Mon esprit va au hasard du courant
Libre de partir, libre de s’abandonner à lui
Libre de résister ou de voguer au gré de ses envies
Heureux d’être en son sein, allant courant
Que cela persiste ou que cela dérive
J’irai parce qu’il y a cette lueur à l’autre rive
Rive insondable de vos âmes, de mon âme, de ton âme
Parce qu’il y a toi, l’étranger à mon cœur quelque part ou nulle part
Parce qu’il y a la scintillante clarté des étoiles et du jour qui s’égare
Parce qu’il y a chaque jour, un instant où je ris, un instant où j’acclame
La beauté de ton âme, la noblesse des abîmes impénétrables
Des profondeurs d’un océan intact, libre et intouchable.

TITRE_IMAGE

5 commentaires - aucun rétrolien

Détresse

En détresse
Ton coeur se laisse
Aller contre le vent
Hors du temps
En détresse
Mon corps va sans cesse
Mourir pour ces moments
Oubliés trop souvent


On n'a pas le courage
De dévoiler son âme
Il n'ya aucun passage
Qui délivre des drames
De mes lèvres à tes lèvres
Se jouant de mes rêves
Et je suis si petite et si faible
A te voir sans rires et sans larmes
Comme un coeur à l'envers qui se ferme à la moindre alarme

Refrain

On n'a pas la puissance
De s'aimer tout le temps
Je voudrais juste que tu penses
Que dans ton silence bouleversant
Je suis une petite flamme
Et je te réchaufferai si un jour tu trembles seul loin de ton âme
Je resterai cette petite voix
Même si la tienne je ne l'entends plus
Quand tu le souhaiteras, je serai là
Dans ta vie égarée quand tu auras froid et qu'il aura plu

Mars 2004

1 commentaire - aucun rétrolien

Il était une fée

TITRE_IMAGE

Il était une jolie fée, la plus belle de la forêt
Mais la plus triste aussi et la plus égarée.
Une petite fée comme une statue
Qui à tous moments peut tomber et casser
Une fée rêveuse et trop souvent déçue,
Une fée voleuse de déments et d'amours passés.
Une fée si seule au milieu des fleurs d'été
Ne peut que laisser son coeur expirer.
Dans son sommeil ces fleurs virent noires
Et le Soleil brûle ses ailes, son dernier élixir d'espoir.
Pourquoi une telle fée si rayonnante aux yeux du monde
Se sent-elle couler en larmes fuyantes sous la Lune blonde?
On ne lui a encore jamais appris à voler
Sans doute est-ce pour cela qu'elle ne fait que tomber!
Cette fée qui ne croit même plus aux mots ensorcelés,
Cette minuscule et fragile petite fée à l'âme morcelée!
A quoi lui sert il d'être si éblouissante
Quand son chagrin rend sa vie si écoeurante?!
Personne ne sait vraiment ce qu'elle est
Et ceux qui le voient, elle ne doit pas leur parler.
Pauvre petite fée perdue dans sa propre forêt
Qu'aucune main tendue n'aide jamais à se relever,
Aucun amour non plus pour la rendre meilleure,
Aucune couleur pour la défaire du malheur,
Aucun souffle chaud et aucune lumière,
Aucun sourire et aucune prière.

aucun commentaire - aucun rétrolien

Page précédente | 1 2 3