Croire aux fées

Damned?

Il coule sur son oeil noir, sur sa pupille glacée
Désormais l'astre démoniaque se doit de la protéger
Il ruisselle et se mêle en une étreinte charnelle à son parfum délicat
Se fond dans sa peau blanche et sensuelle et colore même son chemisier de taffetas
Il s'égare voluptueusement sur sa bouche tendre et sereine
Car bientôt la nuit viendra la prendre pour faire d'elle sa reine

Oui, il a coulé de son impuissance, lui offrant une vie nouvelle
Oui, elle a bu s'accrochant à ce baiser mortel et éternel
Elle a donné son sang, son corps et son âme
Sentant son coeur qui doucement se pâme
Pourtant à son réveil jamais son désir de vivre n'avait été si grand
Jamais ses yeux n'avaient semblé si noirs et brillants
Jamais son teint si fin, ses cheveux si légers
Ses mains si remplies de cet amour infini et étranger
La nuit lui paraissait tellement claire
Comme si sa vie mortelle ne fut qu'une cage de verre

Seul le monde peut faire des ténèbres un lieu sombre et maléfique
Aujourd'hui, elle sait que l'ombre garde une part de mystère mais aussi de lumière et de musique

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La montagne

Le vaste silence des géantes blanches assomme les sens
Mais l’immensité est telle que l’on voudrait s’y fondre en toute conscience
Ces hautes solitudes aux pointes enneigées embrument l’esprit
D’un manteau léger de songes habillant la nuit
Elles couvrent d’or les yeux les plus pales, les pensées les plus cartésiennes
Quand l’eau comme du cristal s’évapore des roches anciennes.
Mon âme ruisselle sur ce paysage impénétrable
Et déborde dans ses bras infinis et indomptables.
Ces pâturages hauts en couleurs quand vient le printemps
Nous transpercent en un éclair et nous bercent
Nous pénètrent comme l’eau dans la terre après une averse…
Si seulement le vent pouvait arrêter le temps, juste un instant!
Ces hauteurs que seul le Soleil peut toucher …
J’aimerai m’accrocher aux nuages qui inondent la vallée
Me retrouver au sommet et m’étourdir de sa grandeur
Et découvrir le secret de l’ivresse de mon cœur.

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Mutisme

Des mots se font se défont dans des bouches indécises
Des mots s’évanouissent dans le vacarme de villes grises
Les mots meurent dans des pensées compromises
Les mots s’échappent et s’arrachent la mise
Les gains sont lourds, les mots sont sourds
Et des innocents sont jugés, pendus haut et court
Puis il y’a les mots de velours saupoudrés de regards fatals
Ceux qui portent la marque du loup et des chacals
Les mots de glace qui fondent sur les brûlures de faux-semblants
Les mots qui cassent sous les dents de monstres en sang

Mais où sont les vrais mots d’amour
Dans ce monde qui se ravage ?
Les "je t’aime" et les "toujours",
Ici, se vident de sens et de courage !
Mais moi je sais…
Qu’ils sont au moins dans tes yeux
Et dans tes gestes tendres et précieux
Je sais qu’il n’y a rien de plus grand
Que ton sourire quand il me prend
Et pourtant le bonheur surprend
Mais on le garde comme un diamant
Comme ces mots d’enfants
Gravés dans notre mémoire pour longtemps
Ou comme ce petit chat blanc
Sauvé des eaux noires de l’étang.

Moi je te garde,
Et tes mots, garde à toi,
Ne les perd pas!

Des mots muets se lisent sur des lèvres gelées
Des mots transits par la nuit tremblent, figés
Et les mots sensés, effrontés
Les vérités, pleine de sagesse et de clarté
Ces mots là ils préfèrent les jeter
Plutôt que de simplement les écouter !

A quoi pensent-ils donc ces hommes dans leurs bureaux immenses
Dans leurs tours de verre, avec leur cœur de pierre ?
N’ont-ils pas conscience que la loi du silence
Même s’il est d’or parfois, consume nos rêves et nos prières ?

Mais moi tant que je verrai encore dans tes yeux
Ces mots si grands et précieux
Et tant qu’ils se mélangeront à mes pensées
Je m’accrocherai à cette lueur d’espoir
Que notre monde peut être sauvé
Et qu’on détient le pouvoir de changer l’Histoire.

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.............

J'ai dans la voix quelque chose de rose
Quelque chose que j'expose
Aux vents, aux pluies qui nous arrosent
Une mélodie nouvelle loin d'être morose
Un air de fraîcheur dans la mélopée du monde
Venant de ton coeur aux couleurs qui innondent
Tu m'as ouvert les portes closes
Sur mes sentiments fantômes
Libérant les chants amers des chrysantèmes écloses
Tu m'as surprise comme une fleur aux doux arômes
Découvrant pour la première fois le soleil de mai
Et moi, pour la première fois j'apprends à aimer!

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Les amoureux

Ils marchent tous les deux, amoureux
Se voulant seuls au monde
Accrochés par le cœur et les yeux
Vivant de pensées vagabondes.

Main dans la main
Leurs corps en l’air
Volent cristallins
Bien loin de la Terre

Ils s’évadent de leur prison de chair
S’étalant sur le dos des nuages
Ils se passent de commentaires
Se livrant seulement aux oiseaux de passages

Ils se baladent suspendu à leurs plumes
Transportés par la vue infinie
Par la beauté démesurée d’un monde sans brume
D’un paysage semblant soudain autrement défini

Ils marchent en solitaire
Quelque fois, pour respirer un peu
Et souffler la poussière
Que le temps met sur eux.

Et tout là-haut ce ciel bleu
D’un hiver si différent
Ce vent frais, ce soleil radieux
Ne les laissent pas indifférents.

Ils s’enlacent évidemment
Les yeux noyés de lumière
S’embrassent inlassablement
Les lèvres douces et fières !

Comme dans une valse grisante
Jouer par les éléments, ces humbles musiciens
Tellement étourdissante et charmante
Que l’on n’a plus besoin de rien.

Comme si l’éternité était précisément ce moment
Quand les amoureux rêvent de pouvoir figer le temps…


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Un amour de papillon

Des années ont volé jusque là dans mes mains abîmées,
Elles m'ont effleurée, m'ont traînée sur des chemins paumés.
Des années de pensées arrachées, échappées ou oubliées
Des journées sans un mot, à couler dans une vie toute mouillée,
Et des songes décousus de rues inconnues,
Des rêves d'ombres, de ténèbres à se croire perdu,
Des nuits sans fin, sans étoiles, le sommeil déchu
A se briser l'esprit et le corps aussi,
A se demander si l'amour et mon corps n'étaient pas ennemis!

Mais les troubadours, les troubadours savent bien que tout est trop court
Qu'il ne faut rien semer sans détour
Qu'il faut toujours prendre les couleurs
Que la vie nous offre dans ses bonnes heures.
Alors les troubadours, les troubadours chantent et dansent
Au détour des rues de l'inconnu
A mon tour, de sauter en l'air pour prendre ma chance,
Ce papillon qu'on touche seulement en se mettant à nu.

Dans l'Outre-tombe il n'en vole pas.
Il n'erre que des rats et des fantômes froids!
Je reviens de loin...
M'endormant tous les matins dans un funeste écrin;
Depuis trop de temps le même décor barbouillé de noir éteint
M'assommait et décharnait mon esprit si serein...

Et tout au fond j'avais ce besoin de lumière, de ciel clair qui brûlait mes entrailles
Ce désir infini d'offrir mes sourires en batailles
Car à se promener sans cesse dans le jardin d'Eben
Le coeur se blesse et les mains saignent

Mais les troubadours, les troubadours savent bien que tout est trop court
Qu'il ne faut rien prendre sans amour
Mais toujours donner sans croire au retour
Alors les troubadours, les troubadours chantent et dansent
Au détour des rues de l'inconnu
A mon tour d'attraper ce papillon qui danse
Et s'amuse à l'amour à nu!

C'est toi ce papillon, j'espère pas éphémère
Et pour te garder je te laisserai aussi libre que l'air!
Jamais je ne te mettrai en cage!
Jamais je ne te couperai les ailes!
De peur que tu ne deviennes trop sage
Et perde ta chaleur pour trop peu de miel...

Parce que les choses qu'on aime on les aime libres et sans chaînes...
Nos porte-bonheur se fanent dans leur prison de haine...
C'est au prix de cette liberté que les âmes se font humaines!

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Ce petit mot sur les lèvres

Je te donne mon âme
Je frissonne sous tes charmes
Et tu me damnes...
Je bois tes sourires en flammes
Et j'oublie le pire de mes larmes
Et tu me condamnes
A l'amour fatal
Accrochée aux étoiles
Suspendue dans les airs
Je balance au gré du mystère
Et dans le bleu fragile du ciel
Du vent qui éparpille mes ailes
Dans l'ivresse de mon coeur qui flotte
Sur mes lèvres, un seul mot, une seule note
Sur mes lèvres une parole brûle
Bien plus que le soleil me consume
Tous mes sens vacillent
Pour un petit mot qui brille
Dans le noir de ma voix introuvable
Qui se coule dans mes doigts comme du sable
Et pourtant ce mot est tout près, juste là
Au creux de mes bras quand ton coeur se fond en moi
Il vole autour de nous
Comme une idole amoureux fou
Et même s'il nous couvre en silence
Il est bien dans nos mains, cette douceur intense
Dans nos yeux, ce sourire immense
Posé sur nos âmes pour tuer nos souffrances.
Le sens-tu t'envahir, t'envoler?
Le sens-tu sur moi? Il est là...
Ecoute... approche-toi...
Je te le dis tout bas: Je t'aime!... je t'aime

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Que suis-je?

En direct de chez ma petite fée préférée!!! SUGAR!

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Rêve d'un soir ou d'une vie?

L'ébauche du rêve qui sommeille et réside en moi
Révèle lentement la douceur atemporelle de ma voie
Mais cette magie des sens est-elle réelle cette fois?
Est-elle cette insondable force et folie qui m'envolera?

Reste avec moi et brise le silence qui m'asservit
Soit plus que mon rêve, soit ma danse de la vie!
Offre moi cette couleur que j'attends, ce doux ciel violet sous le vent
Tout ce qui me fuit depuis si longtemps!

Soit les pierres de la confiance, de la passion et de la patience
Pour construire cette bulle de lumière et nous protéger de l'inconscience
Mais soit libre comme moi, et, comme l'aigle royale,
Faisont des nuances du vent notre allier dans l'adversité la plus totale.

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Vert couleur de...

De prière en enfer
On tourne autour de sa vie
Sans jamais y voir clair
Point de paradis
Pour les mortels alanguis
Point de lumière
Quand les hommes vont aux Enfers
Si triste notre monde quand il s'endort
Si vide quand on l'innonde du sang de nos morts
Et pourtant si fiers sont ces habitants
Quand ils remportent des guerres sur le dos d'leurs enfants!

Je vous jure bien pourtant que je ne suis pas d'ici
Je ne suis pas votre enfant, je suis...
Dans les méandres du vent qui caresse lentement le visage
Je suis la musique des arbres quand ils frôlent leurs feuillages
Et ces grains de terre qui abreuvent la flore sauvage
Je suis dans le cri du loup qui transcende la forêt
Dans les gouttes de soleil qui dessine l'arc-en-ciel
Je suis cette explosion orange et flamboyante posé le soir sur l'océan
Je suis ce goût sur les lèvres quand l'amour s'y attarde
Je vis dans ces brèves images qui viennent au secour des souvenirs
Et dans le maquillage de l'aurore parme et velouté
Je coule sur le long corps du ciel qui se prélasse dans les bras de ses étoiles
Je vis dans tout ce qui berce et dévoile l'espoir de la beauté en tout être
Et surtout dans la lueur au bout du couloir des coeurs trop noirs
Je suis la pointe bleue de la flamme qui ne brûle pas mais qui réchauffe
Dans le coeur de la Terre, de l'Univers, dans leurs coeurs éphémères et sans substance
Je vis dans le vert couleur d'espoir pour qu'il redonne à leurs âmes ce qu'il faut des sentiments qui unissent
Car je vis aussi dans le sable qui absorbera toute cette haine destructrice...

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L'hiver dans les rues du silence

Quand la faim les ulcère, quand le froid les lacère
Quand leurs pas font d’eux des automates figés,
Ombres fantômes ou poupées chiffons désagrégées...
On remarque à peine, dans un coin, ces yeux baissés
Sur le trottoir de la haine et des pas pressés…
Ces gens aux sourires glacials, aux mains gantées
Qui se pavanent engoncés dans leurs manteaux calfeutrés…
Ces étoiles si polaires et perdues, si vaniteuses et silencieuses,
Ces étoiles qui filent sans rêves sur la voûte fallacieuse…
C’est ainsi qu’elles paraissent quand on dort dans les rues
C’est ainsi qu’elles blessent quand le sort est corrompu…
Les cristaux de glace accrochés dans leurs cheveux
Voient souvent la Mort s’approcher d’eux…
Ils s’endorment un soir et ne verront jamais l’aurore prochaine
Ils se fondent dans le silence des ruelles malsaines,
Au fond d’une souffrance éternelle et abhorrable
Celle qu’on leur laisse en passant avec nos yeux vides et méprisables…

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Le vélo

Ce soir je prends mon vélo
Et m'élance sur la route des mots.
Cette monture de liberté tourbillonne mes pensées
Et sillonne les lignes de mon imaginaire blasé.
Je roule sans m'arrêter et puise mes rêves dans la forêt;
Je saoule ma plume de cet air automnale encore discret.
Les esprits m'accompagnent dans ma course et volettent autour de moi;
Je suis prise dans un élan d'amour dont la quête est la source de mon émoi.
Aidez-moi à m'enchanter de tout comme de rien,
Ce rien qui chante l'éclat des petites beautés du destin...

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Histoire de Lune

Ma vie est un coin de détresse où je m'alanguis
Dune de sable blanc impalpable où le vent s'oublie
Simulacre d'un destin qui paresse et me fuit
Lune acre pleurant ses étoiles coupables de s'être évanoui.

Un jour l'une d'elles poussa un hurlement qui perça l'atmosphère
Les autres, comme des millions de chandelles la suivrent dans l'univers
Triste Lune condamnée à jamais à briller seule sur la Terre
Fée de lumière solitaire, damnée pour une malheureuse petite pierre
Celle-ci fut jetée par le plus précieux des diamants qu'elle possédait
Son étoile préférée, l'unique fée en qui elle croyait
Son petit bout d'opale comme mer de turquoise dans son décor
Sa petite fée de paillette comme le plus beau de tous les sorts
Elle n'était en fait qu'une voleuse de rêves
Une étoile noire suceuse de sève.

Chaque soir, la dame blonde pleurait de désespoir et de terreur
Car son monde noir lui cachait toutes les vraies couleurs
Alors son étoile, chaque jour, capturait dans une boîte un morceau de Terre
Et toutes les nuits elle l'ouvrait pour rassurer sa Lune claire
Mais le chagrin de la Lune grandissait toujours
Elle ne comprenait pas, étant baignée de tant d'amour
Qu'on puisse être si triste, si mélancolique
Sans raison être l'artiste d'un drame si pathétique
Ses larmes raffraîchissaient la Terre encore endormie
Mais elles ternissaient immuablement le coeur de son amie

Puis un matin, alors qu'elle avait tant pleuré
Sa douce fée l'avait abandonnée.
Aujourd'hui la Lune sage garde un air candide mais un peu penché
Posant sur nous un regard aux yeux humides et aux joues salées.

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Elle ou moi

Les doigts dans le vide, un pied sur le quai
Le désir morbide et les mains glacées
D’un pas livide mais déjà oublié
Elle est décidée malgré tout à emporter,
Avec elle ses idées et ses plus grands secrets.

Jeune femme aux maints tourments
Se désarme facilement
Elle a fondu en larmes trop souvent
Dire qu’ avec son calme l’on apprend
A laisser les armes et à écouter le vent…

Ce matin elle va sereine se dérobant lentement
Plongera comme une sirène en imitant son chant.
Je peux la voir de la falaise, sur le quai du port endormi
Je grelotte car la braise dans ses yeux s’est assoupi
Du haut de ma falaise, je m’élance dans un cri
Je sais bien qu’il est trop tard, qu’elle s’est évanouie
Dans les airs, dans les effroyables eaux dormantes
Qui l’ont arrachée à moi dans la houle si charmante
Qu’elle s’y est laissé couler fuyant la foule dévorante
Que j’irai bien la chercher mais que déjà l’or de son sourire
Eclaire à mort les abysses, de rayons bleus couleur saphir.

elle ou moi

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Le Théâtre

Aux premières notes du piano, mes yeux s'ouvrent
Un lent mouvement de côté et déjà leurs regards me couvrent
Une main dévoilée et impatiente, cherchant le vide à lointain
Mon visage étoilé s'offre dans le noir livide des fauteuils éteints

Je sens leur présence, l'intensité et le pouvoir de l'air
Je devine la lueur dans leurs yeux plein de mystère
Puis nos bras s'enroulent et nous font tourbillonner
Danse magique, danse symphonique de nos corps abandonnés
On danse, on s'écroule, des voix surgissent
Féeriques, atmosphériques, elles volent et glissent
Sur un public attentif mais un peu rêveur
Epris d'une scène furtive et de sa splendeur

Nos âmes sont ailleurs, elles sont dans leurs coeurs
Ils nous donnent la force et le bonheur d'offrir un bout de chaleur
Quelques pleurs ou quelques rires peu importe
Seul compte les rêves et le plaisirs qu'ils emportent

Quand le spectacle est achevé et que nos sentiments se mélangent au-dessus de la salle
Il est temps de s'abreuver de leurs sourires, de leurs reflets rayonnants d'anges abyssales
Infinie jouissance de l'émerveillement des êtres par le théâtre
Aussi ardente que l'insolence des flammes qui dansent au fond de l'âtre

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