Croire aux fées

Hors Saison

Pour ce poème je me suis inspiré du formidable film  "Into The Wild" retraçant la vie de Christopher McCandless. Il fait réfléchir!!!

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Aidez-moi


Oh! Nuits ténébreuses!
Habillez mon corps de votre plus beau ciel étoilé
Oh! Nuits silencieuses!
Enveloppez mes pensées d'un voile de Lune argenté
Oh! Esprit du vent!
Laisse glisser sur moi le temps
Oh! Douce brise de printemps!
Traverse moi sans me glacer le sang
Oh! Soleil brûlant!
Brûle mes sentiments
Oh! Belle rose du temps!
Offre moi tes pétales avant la fin des temps
Qu'ils effacent ma mémoire des ses drames sanglants
Oh! Nuits charmantes!
Accompagnez moi jusqu'à la porte grinçante
De mes rêves de vies ardentes
Oh! Nuits de fraîche rosées!
Rapportez moi son coeur que je cesse de pleurer
Oh! Mers glacées!
Ramenez mon âme au rivage, il n'en peut plus de nager
Oh! Nuit sans Lune!
Cache moi dans ton berceau de fortune
Protège moi du monde et des démons qui m'importunent
Oh! Lune pleine!
Montre moi le chemin de l'amour et non de la haine
Retrace ma vie sur son coeur qui s'égraine
Oh! Toi mon autre vie!
Rattrape moi je t'en prie!

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Je rêve

Je rêve tant d’une autre vie,
De partir très loin avec lui !
Je rêve d’échapper aux fausses voix divines,
Celles qui guident les moutons vers l'abime.
Je ne veux pas être l’un d’entre eux !
Plus être le ballon dans leur jeu !
Je rêve d’être une rose sans épines,
Ne plus piquer les abeilles qui butinent.
Mais je ne serais jamais l’une d’elles
Car je préfère ma vie paisible au Soleil,
A leur miel promettant monts et merveilles,
Leur miel amer qui me harcèle !
Je rêve de la liberté des oiseaux
Qui ignorent les frontières et les idéaux,
Qui volent dans la nuit, sous la pluie,
Dans le vent, contre les éléments.
Je rêve comme eux d’être libérer de la peur de tomber,
Je rêve de courir sur le fil des secrets,
Connaitre ceux de Gaïa pour la protéger.
Je rêve d’un monde de vert, de bleu et de violet,
Je rêve d’amour, de paix, de fraternité !
Mais hélas je rêve éveillée,
Et la vie ici est un cauchemar glacé,
Où j’erre sans nom, sans visage,
Où mon esprit calciné dort dans les nuages,
Où mon âme n’est qu’une terre fragile, sans but
Et mon cœur un torrent de sang vidé d’absolu.
Tout ce qui fait que je suis moi s’est écoulé.
Le temps à l’intérieur de moi a tout vidé.
A présent je ne demande qu’à croire,
Mais croire en quoi quand il fait noir ?

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Vous m'avez manqué!!!

                                                                      

                                                               Grand Bonjour à tous

 Me voilà enfin de retour parmi vous! Mais aujourd'hui je n'ai pas très envie d'écrire alors voici un nouveau poème...

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Contre toi


Pensées contre pensées, enlacés

Joues contre joues, je joue

Avec tes boucles dans mes doigts de fées

Qui ondulent sur tes yeux doux

Mon ange doucement tu me berces

Comme un enfant tu me caresses

Et si dans l’âme je tremble, c’est de tendresse

Car tes lèvres brûlantes me traversent

En moi y’a comme un éclat de toi

Comme une flamme de déraison

Qui m’entraîne immanquablement dans tes bras

Eludant toutes mes sombres questions

 

Dans ta bouche je bois de l’or et des frissons

Pose tes mains frémissantes de passion

Sur moi, serre-moi !

Tout contre toi !

 

Ta tête contre mon ventre, ça me fait si chaud

Tes doigts glissant sur ma peau, ça me fait si beau !

Tu es mon air préféré

La musique qui me donne envie de chanter !

La valse qui me donne envie de danser !

Et cette chanson dans ma tête, qui se répète

C’est toi !

 

Dans ta bouche je bois des sourires et de la musique

Laisse-moi devenir ta balade acoustique

Accorde-moi ! Ton corps et toi !

Contre moi

 

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Black Fantasia


Besoin d’irréalité, de déconnecter

Soif de nuits immortelles, de rêves dispersés

Envie d’ivresse et d’oubli dans un monde fantaisie

Le corps et l’âme imbibés d’agonie et d’ecstasy

Besoin fatal de mourir et de vivre en Enfer

Pénétrer l’antre du Mal et comprendre ses mystères

Soif vitale d’apprendre à se taire

Envie d’un silence de mort et de somnifères

Tuer l’amour et la haine en ce silence d’or

Pour que le vide m’embrasse quand je m’endors

Soif de ténèbres et de fantômes muets et glacés

M’enlevant à mes pensées sombres pour me perdre dans le néant

La neige se déchaînant comme un mensonge passé

Besoin de faire couler le sang jusqu’à l’étourdissement

Pour effacer de ma mémoire les erreurs et les mots déplacés

Envie de rire et de m’évanouir comme un éclair

Qui frappe furtivement le ciel avant le tonnerre

Etre insaisissable et invisible comme l’esprit de l’air

Invincible à l’image de la terre, du vent et de la mer

Besoin qu’on respecte mes choix et mes sentiments

Ne plus anéantir mes rêves en une croix de serments

Soif de courir jusqu’à échapper tout ce dont j’ai besoin

Jusqu’à ce que mon souffle se coupe en silence

Jusqu’à tomber très loin, seule, sur un chemin

Ne menant nulle part qu’à un couloir immense

Les yeux se fixant au paradis, n’appréciant déjà plus les couleurs

Ils divaguent, se brouillent, se ferment, meurent…





Requiem For A Dream

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La Faucheuse


D’où vient cette bête noire

Qui fauche nos vies au hasard ?

Dans le couloir de la mort

Elle nous rattrape tôt où tard

Parfois elle n’a pas tort

Pour d’autres elle est en retard

Mais le plus souvent c’est un injuste sort !

Pour l’homme mort est-ce l’enfer et la souffrance,

Ou l’âme dort en attendant sa délivrance ?

Pourquoi la faucheuse frappe-t-elle si fort ?

Prenant des vies qui dorment encore

Des vies d’enfants qui avaient bien le temps

De rêver du jour où ils seraient grands…

Déversants dans les yeux des mamans

Des larmes de feu, de folie et de sang !

Comment comprendre, comment prétendre

De ce démon pouvoir se défendre ?

Quand l’irréalité préfère nous confondre

Que nos pensées nous traînent dans un autre monde

Comment vivre après ça, comment réagir ?

Quand nos yeux gardent le souvenir de les voir mourir

Quand l’horreur devient plus forte que la raison de vivre

Quand nos corps s’effondre presque ivres

Du regard des autres, ces autres qui ignorent le pire !

Quand les hurlements prennent la place des sourires

Quand notre esprit s’embrouille et ne veut plus de nous !

Quand les mots n’ont plus de sens et deviennent fous

Dans nos bouches muettes et glacées

Que cet effroyable secret scellera à jamais…

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Etoile Noire


Un air silencieux me traverse

Puis au-delà des sommets la pluie transperce

Les nuages voilent presque indécemment la montagne

Et le ciel pleure délicatement sur la campagne

 

Le silence ne dure que quelque temps

Le temps qu’un ange passe dans ma tête un instant

C’est là que le ciel commence à sécher ses larmes

Dévoilant d’une caresse la cime des arbres

 

Dans l’air maintenant volent des notes

Empreintes d’une mélancolie heureuse

De cordes en cordes elles sautent

Dans ses doigts cette mélodie me rend amoureuse

 

Mais tout ça, toi, tu ne le vois pas

Tu ne l’entends pas, tu ne le ressens même pas

Parce que tu es en cage

Enfermé par la volonté de leur rage

 

Toi Ingrid Betancourt, toi qui ne compte même plus les jours

Toi la petite fille prisonnière dans la cave de tes voisins

Voulant voler ton innocence pour une mort sans fin

Toi l’homme inutile sereinement assis dans ta sombre prison

Un verre d’eau de verre pilé à la main comme ultime poison

Toi la femme musulmane, voilée des pieds à l’âme

Par un Coran traduit par des hommes sans âmes

Toi la douce indienne perdue dans la loi des castes

Interdite aux rêves d’un monde pourtant si vaste

Toi le jeune camé, l’esprit lié à l’irréalité infinie

Overdosé un soir dans une rue déserte de Miami

Toi Anna, envolée pour ton courage en une seconde

Parce que tu chamboulais leurs vérités sur le monde

Toi la femme soumise par un mari trop possessif

La mère solitaire et incomprise à l’esprit passif

Toi qui as pourtant le pouvoir de fuir

Le choix d’être libre, bannir le pire

Toi le soldat avide de puissance et d’inconscience

Aveuglé par l’Etat, comme un mouton tu penses

Tuer pour l’honneur, mourir pour la gloire

C’est là ton seul rêve, ton seul espoir ?

 

Où sont nos rêves de liberté ?

Quelle idée a-t-on du respect ?

Dans ce monde qui traîne ses chaînes

Dans ce monde voilé de haine !

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....

Pas envie de réfléchir_ Apaisée et pénétrée par la chaleur sur le Boulevard des Pyrénées_ Assise seule sur un banc en tête à tête avec le Pic du Midi à demi enneigé_ Plus envie de penser à rien, oublier les passants déambulant devant moi_ Le bruit des rails qui s'entrechoquent avec un train m'arrive d'en-bas_ Envie de ne voir plus que la chaîne au loin, de n'entendre plus qu'elle, silencieuse et majestueuse, carressée par quelques nuages et des nappes de ciel bleu_ Tout oublier_ même les sentiments_ Surtout les sentiments! Sauf celui que procure la vue_ La rivière défile en contrebas, brille à travers les arbres_ Elle sait où elle va elle, et ne s'arrête jamais, s'écoule immuablement_Comme le temps_ Les oiseaux, acrobates des airs, maîtres de l'insousiance, m'attire dans le vide_ J'imagine leurs pirouettes folles_ M'élance avec eux en fermant les yeux_ Je rêve_ De parcourir le monde sans avoir peur de tomber_ Et plonger quand le coeur m'en dit, vers des ptits coins de paradis_ Et le Soleil s'est caché_ Maintenant j'ai froid_ Les passants sont là_ Les voitures surgissent_ Et les oiseaux volent sans moi.

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Notre Amour


D'un autre temps, d'un autre monde

Notre amour au-delà des âges vagabonde

Il donne à ma plume une encre inépuisable

A mon esprit une soif de toi inébranlable

A mon corps le pouvoir de voler sans bruit

A mon étoile d'exister enfin dans la magie de la nuit.

 

D'une autre matière, d'un autre univers

Tes yeux n'ont pour moi aucune frontière

Entre le réel et ton âme, pas de mystère

Car je vois en eux comme une rivière

Aux milles reflets, aux milles couleurs

 

D'un rouge puissant transperçant mon coeur

D'un vert d'enfant se jouant de mes erreurs

D'un jaune éclatant illuminant toutes mes peurs

D'un bleu apaisant réinventant ma vie en douceur

D'un rose ardent maquillant les soirs d'une chaude humeur

D'un violet hypnotisant m'avalant et me fixant sur ton coeur

Et du noir en petites touches pour l'équilibre et le bonheur.

 

Notre amour est d'ailleurs, d'une terre à la vie éternelle

Sans déserts, sans barrières, il peut même toucher le ciel

Notre lien est un mélange d'or, de soie et d'acier

Un mélange de pureté, de tendresse et de force blindée

Et tant que je vivrai, je garderai ce lien au fond de ma poitrine

Comme je veille sur ma vie et sur ton âme cristalline.

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Anna


Anna a quelque chose d’un ange

Que le Soleil lui a brûlé

Anna ne pourra plus voler.

Anna a quelque chose qui dérange

Que le Soleil ne changera jamais

Anna a le teint halé.

Pourtant Anna est si belle dans le Soleil !

Que vous n’avez pas le droit de dire qu’elle n’est pas pareil !

Anna pleure autant que nous

Anna rit aussi fort que nous

Elle rêve, danse et tombe

Mais Anna quand elle court,

C’est pour échapper aux bombes

Les mêmes qui nous ont rendus sourds.

Alors Anna prie plus que nous !

Anna crie plus fort que nous !

Parce que dans ses yeux solitaires

Il n’y a pas d’âme de guerrière

Et encore moins de meurtrière

La seule différence entre nos deux terres

C’est qu’elle est née dans un pays de guerre

Alors les apparences, moi je les jette dans la poussière

Et pour toutes les Anna du monde, fais tomber les barrières !

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Eau de feu



J'ai vu sur tes genoux une place
Et dans tes yeux de l'or et des bonbons
Dans tes mains cent mille façons
De m'aimer sans que tu m'effaces

Aujourd'hui je voudrais réinventer sans cesse
Des mots inconnus, des millions de caresses
Des mots perdus, des preuves d'amour
Car mon amour est inépuisable et sourd

Il n'entend pas les conseils imbéciles
Comme quand tu me dis que je t'aime trop fort
Les crises du destin, il les juge inutiles
Il est imprenable et ne craint pas la mort

Mais parfois quand je vois dans tes yeux ce pantin
Dont l'eau de feu tire les filins
Je ne me sens plus à ma place
Ni dans tes bras, ni dans ton coeur
Je reste immobile sur le fil du temps qui passe
En attendant que l'eau de pluie te rende tes vraies couleurs


Assise dans un petit coin de ma mémoire
Pour oublier combien de verres, combien de soirs?
Combien de nerfs craquent dans le noir?
Combien de temps jusqu'au prochain soir?

Car rien ne s'arrête, rien ne s'efface
Comme si tu ne m'entendais pas frapper dans ton miroir
Reflet d'un pantin désarticulé sous l'effet des masses
D'un étranger qui me glace et entre dans mes cauchemars

Il serait vraiment temps de te regarder en face
Mon âme souffre quand tu n'es plus toi
Il se meurt en larmes qui cassent
S'engouffre dans les ténèbres et n'en sort qu'avec "TOI"!

L'eau de feu brûle ton essence
Et verse sur moi tes errances
Je ne peux plus te voir en transe
Sombrer délibérément dans l'inconscience!

Je me sens blessée comme un animal abandonné
Un soir sans Lune ou le Mal m'emporterait
Ce mal qui ronge tes veines, ronge maladivement les miennes
Tout simplement parce que je t'aime, sans jamais jouer les comédiennes

Peut-être suis-je différente de "tout le monde"
Sans doute ne suis-je pas faite pour entrer dans la ronde
Comme je ne peux pas comprendre tes verres de trop
Comme je ne peux plus te voir sur le carreau
Comme je t'ai trop profondément dans la peau
Comme je me sens boulversée ce soir d'attendre ne serait-ce qu'un petit mot

Cette nuit j'ai sombré dans mon pire cauchemar
J'ai cru t'avoir perdu et brisé ton miroir
Mon espoir fondait dans ma poitrine
De plus en plus je perdais racine

Jamais je n'ai été aussi seule, eu aussi froid
Que dans l'ombre asphyxiante de ce soir là...

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Rêves

Souffle éphémère de nos pensées nocturnes
Brise argenté que souffle la Lune
Ils transcendent nos nuits calmes et enchantés
Avalent nos corps pour les jeter dans des mondes glacés
Tantôt mornes et sombres, tantôt clairs et rassurants
Parfois projeté dans le futur puis ramené au présent
Mondes fantastiques, terrifiants ou réalistes
Mondes hypnotiques aux personnages égoïstes
Souffles sanglants qui sautent dans nos âmes la nuit
On court perdu, sur des chemins qui courent aussi
On saute dans le vide où l'air est immobile
Y'a les gens qu'on aime, les vies tranquilles
Ou de parfaits inconnus qui nous poursuivent
Alors la peur se glisse et met nos esprits à la dérive
Nous sortant violemment d'un sommeil fragile
Ils ont semé le doute et le réveil est difficile
Et les yeux cherchent en vain dans le noir, des réponses
Car on a beau dire, le matin, nos pensées restent ensevelies sous les ronces...

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Goutte à goutte

Oh! doux poison mortel
Coulant à flot sous les chandelles
Oh! perverse passion d'ivresse
Emportant les âmes en détresse
Sombre chasseur au goût enchanteur
Qui goutte à goutte monte à la tête du rêveur
Voleur de corps, voleur de coeur
Pour des nuits de folles humeurs
Pour des matins de silence et d'oubli
Distillés par l'air de tant de nuits
Satané briseur d'esprit ruisselant même le jour
Dans le sang comme un fou il court
Etend son emprise à tes pensées soumises
Même ta volonté de fer s'en trouve compromise
Tu n'es plus le seul maître à bord
Quand il se faufile dans tes veines encore et encore!
Oh! terrifiant manège tourbillonnant et envoûtant
Limpide comme les eaux turquoises des lacs d'acide
Pourquoi vole-t-il si souvent les yeux clairs de mon ange
Faussant sans raison ses visions, les rendant étranges
Il boit ton coeur et brûle lentement ta vie
Ne le sens tu pas se glisser confortablement petit à petit
Mais je ne le laisserai jamais te prendre à moi
Je me battrai de toutes mes forces pour toi
Jusqu'au bout, contre lui, au péril de ma vie

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Prince des sables

Il avait des yeux d'argent
Et dans l'âme le sourire des gens
Dans mon rêve il était grand
Et me regardait tragiquement

Il vivait pour les enfants
Pour la magie des vies d'Orient
Roi des sables du Liban
Prince d'amour voilé de blanc

Il croyait sans détour à la force du Soleil Levant
A ses rayons d'espoir que souffle le vent
Pourtant chaque soir il reflétait le sang
Et l'horizon rougeoyante brûlait de cris latents

Ton courage, prince des sables
Sans leur rage, se noit dans les fables
Car la force du pouvoir et de l'argent
Est bien plus forte que celui des sentiments

Elégant prince aux yeux d'enfant
Ton coeur s'élève contre des titans
Qui n'ont ni âme, ni coeur, juste... des enfants

Prince des anges, toi qui a lu le Coran
Comme tous ces millions de monstres musulmans
Qui préfèrent voir ce qui les arrange
Comme toutes ces religions de mensonges
D'écritures pures et sacrées ruisselantes de sang
De morts aux destins étranges, abominablement fascinant

Les lettres d'or de leur Bible couvrent leurs mains assassines
Quand tes yeux, beau prince, coulent d'opaline
Pour ton fils emporté par une mine
Plein de sagesse, de tendresse et de tristesse
Pour tes filles envolées avec le sable de leur sécheresse

Et même quand tu t'endors sous ces nuits cristallines
Rien n'apaisera jamais plus la douleur de tous ces crimes
Prince oublié, aux larmes de géants
Coulant pour l'éternité dans tes yeux de sang

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