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Sorhaygin

L'Esprit Libre

Amour, compassion, paix, harmonie, humilité, tolérance, respect. Autant de mots qui résonnent en moi et que j'aimerais faire résonner dans vos âmes...

Hors Saison

Mercredi 12 Mars 2008, 18:26 GMT+2par Sorhaygin
Pour ce poème je me suis inspiré du formidable film  "Into The Wild" retraçant la vie de Christopher McCandless. Il fait réfléchir!!!

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Souad

Jeudi 10 Mai 2007, 12:44 GMT+2par Sorhaygin

                                                                      

 

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Black Fantasia

Vendredi 23 Mars 2007, 15:14 GMT+2par Sorhaygin


Besoin d’irréalité, de déconnecter

Soif de nuits immortelles, de rêves dispersés

Envie d’ivresse et d’oubli dans un monde fantaisie

Le corps et l’âme imbibés d’agonie et d’ecstasy

Besoin fatal de mourir et de vivre en Enfer

Pénétrer l’antre du Mal et comprendre ses mystères

Soif vitale d’apprendre à se taire

Envie d’un silence de mort et de somnifères

Tuer l’amour et la haine en ce silence d’or

Pour que le vide m’embrasse quand je m’endors

Soif de ténèbres et de fantômes muets et glacés

M’enlevant à mes pensées sombres pour me perdre dans le néant

La neige se déchaînant comme un mensonge passé

Besoin de faire couler le sang jusqu’à l’étourdissement

Pour effacer de ma mémoire les erreurs et les mots déplacés

Envie de rire et de m’évanouir comme un éclair

Qui frappe furtivement le ciel avant le tonnerre

Etre insaisissable et invisible comme l’esprit de l’air

Invincible à l’image de la terre, du vent et de la mer

Besoin qu’on respecte mes choix et mes sentiments

Ne plus anéantir mes rêves en une croix de serments

Soif de courir jusqu’à échapper tout ce dont j’ai besoin

Jusqu’à ce que mon souffle se coupe en silence

Jusqu’à tomber très loin, seule, sur un chemin

Ne menant nulle part qu’à un couloir immense

Les yeux se fixant au paradis, n’appréciant déjà plus les couleurs

Ils divaguent, se brouillent, se ferment, meurent…





Requiem For A Dream
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La Faucheuse

Mercredi 21 Mars 2007, 15:39 GMT+2par Sorhaygin


D’où vient cette bête noire

Qui fauche nos vies au hasard ?

Dans le couloir de la mort

Elle nous rattrape tôt où tard

Parfois elle n’a pas tort

Pour d’autres elle est en retard

Mais le plus souvent c’est un injuste sort !

Pour l’homme mort est-ce l’enfer et la souffrance,

Ou l’âme dort en attendant sa délivrance ?

Pourquoi la faucheuse frappe-t-elle si fort ?

Prenant des vies qui dorment encore

Des vies d’enfants qui avaient bien le temps

De rêver du jour où ils seraient grands…

Déversants dans les yeux des mamans

Des larmes de feu, de folie et de sang !

Comment comprendre, comment prétendre

De ce démon pouvoir se défendre ?

Quand l’irréalité préfère nous confondre

Que nos pensées nous traînent dans un autre monde

Comment vivre après ça, comment réagir ?

Quand nos yeux gardent le souvenir de les voir mourir

Quand l’horreur devient plus forte que la raison de vivre

Quand nos corps s’effondre presque ivres

Du regard des autres, ces autres qui ignorent le pire !

Quand les hurlements prennent la place des sourires

Quand notre esprit s’embrouille et ne veut plus de nous !

Quand les mots n’ont plus de sens et deviennent fous

Dans nos bouches muettes et glacées

Que cet effroyable secret scellera à jamais…

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Etoile Noire

Jeudi 8 Mars 2007, 13:46 GMT+2par Sorhaygin


Un air silencieux me traverse

Puis au-delà des sommets la pluie transperce

Les nuages voilent presque indécemment la montagne

Et le ciel pleure délicatement sur la campagne

 

Le silence ne dure que quelque temps

Le temps qu’un ange passe dans ma tête un instant

C’est là que le ciel commence à sécher ses larmes

Dévoilant d’une caresse la cime des arbres

 

Dans l’air maintenant volent des notes

Empreintes d’une mélancolie heureuse

De cordes en cordes elles sautent

Dans ses doigts cette mélodie me rend amoureuse

 

Mais tout ça, toi, tu ne le vois pas

Tu ne l’entends pas, tu ne le ressens même pas

Parce que tu es en cage

Enfermé par la volonté de leur rage

 

Toi Ingrid Betancourt, toi qui ne compte même plus les jours

Toi la petite fille prisonnière dans la cave de tes voisins

Voulant voler ton innocence pour une mort sans fin

Toi l’homme inutile sereinement assis dans ta sombre prison

Un verre d’eau de verre pilé à la main comme ultime poison

Toi la femme musulmane, voilée des pieds à l’âme

Par un Coran traduit par des hommes sans âmes

Toi la douce indienne perdue dans la loi des castes

Interdite aux rêves d’un monde pourtant si vaste

Toi le jeune camé, l’esprit lié à l’irréalité infinie

Overdosé un soir dans une rue déserte de Miami

Toi Anna, envolée pour ton courage en une seconde

Parce que tu chamboulais leurs vérités sur le monde

Toi la femme soumise par un mari trop possessif

La mère solitaire et incomprise à l’esprit passif

Toi qui as pourtant le pouvoir de fuir

Le choix d’être libre, bannir le pire

Toi le soldat avide de puissance et d’inconscience

Aveuglé par l’Etat, comme un mouton tu penses

Tuer pour l’honneur, mourir pour la gloire

C’est là ton seul rêve, ton seul espoir ?

 

Où sont nos rêves de liberté ?

Quelle idée a-t-on du respect ?

Dans ce monde qui traîne ses chaînes

Dans ce monde voilé de haine !

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....

Samedi 17 Fevrier 2007, 16:50 GMT+2par Sorhaygin
Pas envie de réfléchir_ Apaisée et pénétrée par la chaleur sur le Boulevard des Pyrénées_ Assise seule sur un banc en tête à tête avec le Pic du Midi à demi enneigé_ Plus envie de penser à rien, oublier les passants déambulant devant moi_ Le bruit des rails qui s'entrechoquent avec un train m'arrive d'en-bas_ Envie de ne voir plus que la chaîne au loin, de n'entendre plus qu'elle, silencieuse et majestueuse, carressée par quelques nuages et des nappes de ciel bleu_ Tout oublier_ même les sentiments_ Surtout les sentiments! Sauf celui que procure la vue_ La rivière défile en contrebas, brille à travers les arbres_ Elle sait où elle va elle, et ne s'arrête jamais, s'écoule immuablement_Comme le temps_ Les oiseaux, acrobates des airs, maîtres de l'insousiance, m'attire dans le vide_ J'imagine leurs pirouettes folles_ M'élance avec eux en fermant les yeux_ Je rêve_ De parcourir le monde sans avoir peur de tomber_ Et plonger quand le coeur m'en dit, vers des ptits coins de paradis_ Et le Soleil s'est caché_ Maintenant j'ai froid_ Les passants sont là_ Les voitures surgissent_ Et les oiseaux volent sans moi.
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Anna

Jeudi 28 Decembre 2006, 00:11 GMT+2par Sorhaygin


Anna a quelque chose d’un ange

Que le Soleil lui a brûlé

Anna ne pourra plus voler.

Anna a quelque chose qui dérange

Que le Soleil ne changera jamais

Anna a le teint halé.

Pourtant Anna est si belle dans le Soleil !

Que vous n’avez pas le droit de dire qu’elle n’est pas pareil !

Anna pleure autant que nous

Anna rit aussi fort que nous

Elle rêve, danse et tombe

Mais Anna quand elle court,

C’est pour échapper aux bombes

Les mêmes qui nous ont rendus sourds.

Alors Anna prie plus que nous !

Anna crie plus fort que nous !

Parce que dans ses yeux solitaires

Il n’y a pas d’âme de guerrière

Et encore moins de meurtrière

La seule différence entre nos deux terres

C’est qu’elle est née dans un pays de guerre

Alors les apparences, moi je les jette dans la poussière

Et pour toutes les Anna du monde, fais tomber les barrières !

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Rêves

Samedi 23 Septembre 2006, 22:12 GMT+2par Sorhaygin
Souffle éphémère de nos pensées nocturnes
Brise argenté que souffle la Lune
Ils transcendent nos nuits calmes et enchantés
Avalent nos corps pour les jeter dans des mondes glacés
Tantôt mornes et sombres, tantôt clairs et rassurants
Parfois projeté dans le futur puis ramené au présent
Mondes fantastiques, terrifiants ou réalistes
Mondes hypnotiques aux personnages égoïstes
Souffles sanglants qui sautent dans nos âmes la nuit
On court perdu, sur des chemins qui courent aussi
On saute dans le vide où l'air est immobile
Y'a les gens qu'on aime, les vies tranquilles
Ou de parfaits inconnus qui nous poursuivent
Alors la peur se glisse et met nos esprits à la dérive
Nous sortant violemment d'un sommeil fragile
Ils ont semé le doute et le réveil est difficile
Et les yeux cherchent en vain dans le noir, des réponses
Car on a beau dire, le matin, nos pensées restent ensevelies sous les ronces...

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Prince des sables

Samedi 29 Juillet 2006, 02:55 GMT+2par Sorhaygin
Il avait des yeux d'argent
Et dans l'âme le sourire des gens
Dans mon rêve il était grand
Et me regardait tragiquement

Il vivait pour les enfants
Pour la magie des vies d'Orient
Roi des sables du Liban
Prince d'amour voilé de blanc

Il croyait sans détour à la force du Soleil Levant
A ses rayons d'espoir que souffle le vent
Pourtant chaque soir il reflétait le sang
Et l'horizon rougeoyante brûlait de cris latents

Ton courage, prince des sables
Sans leur rage, se noit dans les fables
Car la force du pouvoir et de l'argent
Est bien plus forte que celui des sentiments

Elégant prince aux yeux d'enfant
Ton coeur s'élève contre des titans
Qui n'ont ni âme, ni coeur, juste... des enfants

Prince des anges, toi qui a lu le Coran
Comme tous ces millions de monstres musulmans
Qui préfèrent voir ce qui les arrange
Comme toutes ces religions de mensonges
D'écritures pures et sacrées ruisselantes de sang
De morts aux destins étranges, abominablement fascinant

Les lettres d'or de leur Bible couvrent leurs mains assassines
Quand tes yeux, beau prince, coulent d'opaline
Pour ton fils emporté par une mine
Plein de sagesse, de tendresse et de tristesse
Pour tes filles envolées avec le sable de leur sécheresse

Et même quand tu t'endors sous ces nuits cristallines
Rien n'apaisera jamais plus la douleur de tous ces crimes
Prince oublié, aux larmes de géants
Coulant pour l'éternité dans tes yeux de sang
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Pas d'ici

Lundi 12 Juin 2006, 19:57 GMT+2par Sorhaygin
De prière en enfer,
On tourne autour de sa vie,
Sans jamais y voir clair.
Point de paradis
Pour les mortels alanguis.
Point de lumière
Quand les hommes vont aux Enfers.
Si triste notre monde quand il s'endort !
Si vide quand on l'inonde du sang des morts !
Et pourtant si fiers sont ces habitants
Quand ils remportent des guerres sur le dos d'leurs enfants!

Je vous jure bien pourtant que je ne suis pas d'ici
Je ne suis pas votre enfant, je suis...
Dans les méandres du vent qui caresse lentement le visage
Je suis la musique des arbres quand ils frôlent leurs feuillages
Et ces grains de terre qui abreuvent la flore sauvage.
Je suis dans le cri du loup qui transcende la forêt
Sur une feuille dorée perdue dans l’ivresse de la canopée
Dans la mélopée des vagues fendant les glaces éternelles
Dans les gouttes de soleil qui dessine l'arc-en-ciel
Je suis cette explosion orange et flamboyante posée le soir sur l'océan
Et ressuscite la nuit, dans l’étrange et fantasque éclat " lunescant".
Je suis ce goût sur les lèvres quand l'amour s'y attarde
Et dans cette petite voix tremblante quand l’exaltation la rend trop bavarde
Je vis dans ces brèves images qui viennent au secours des souvenirs
Et dans le maquillage de l'aurore parme et velouté au parfum d’élixir,
Je coule sur le long corps du ciel qui se prélasse dans les bras de ses étoiles
Je vis dans tout ce qui berce et dévoile l'espoir de la beauté en tout être banal.
Et surtout, dans la lueur au bout du couloir des coeurs blafards
Je suis la pointe bleue de la flamme du soir
Qui ne brûle pas mais qui réchauffe dans le noir.
Je cours dans le coeur de la Terre, de l'Univers, dans leurs coeurs éphémères et sans substance
Je brille dans les yeux des mystères et même dans la poussière des cendre de la renaissance.
Je vis dans le vert couleur d'espoir pour qu'il redonne à leurs âmes ce qu'il faut des sentiments qui unissent
Car je vis aussi dans le sable qui absorbera toute cette haine destructrice...

"If heaven was..."
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Là-bas

Vendredi 2 Juin 2006, 08:17 GMT+2par Sorhaygin
Il y a des jours où je pleure
Des jours où je cris que j'ai froid
Il y a des soirs où j'ai peur
Des nuits que je ne comprends pas
Il y a des vies que je meure
Mais que voulez-vous c'est comme ça.
Mais voyez-vous quand je pleure
Je me dis que mes larmes sont de soie
Qu'elles ne sont pas de terreur
Ni de sang, ni d'effroi.
Alors je me sens heureuse
De ne pas être de la chair à soldat
De ne pas être cet enfant qui creuse
Dans ces pays qu'on appelle "là-bas"
Dans ces villes qu'on ignore
Ces enfants couverts de terre
Quand tout près ils nagent dans l'or
Ces enfants transparents et éphémères.
Je suis heureuse d'être moi
D'avoir le droit d'être moi!
Quand elles se voilent et ne voient pas
Quand ils s'inhibent et ne le savent pas.
Je suis heureuse d'être née ici
Malgré tout ce dont on se plaint
J'ai la chance d'être en vie
De pouvoir tous les jours rire sans fin!
Quand je pense qu'ils vivent dans le silence et dans l'oubli
Qu'on leur impose un chemin dans la nuit
Alors qu'ils rêvent de liberté et d'amour
De quelques regards paisibles et plus jamais de mots sourds.
Je suis heureuse d'être moi
Et peut-être un jour pouvoir aider ceux qui sont là-bas...
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Damned?

Vendredi 2 Juin 2006, 07:58 GMT+2par Sorhaygin
Il coule sur son oeil noir, sur sa pupille glacée
Désormais l'astre démoniaque se doit de la protéger
Il ruisselle et se mêle en une étreinte charnelle à son parfum délicat
Se fond dans sa peau blanche et sensuelle et colore même son chemisier de taffetas
Il s'égare voluptueusement sur sa bouche tendre et sereine
Car bientôt la nuit viendra la prendre pour faire d'elle sa reine

Oui, il a coulé de son impuissance, lui offrant une vie nouvelle
Oui, elle a bu s'accrochant à ce baiser mortel et éternel
Elle a donné son sang, son corps et son âme
Sentant son coeur qui doucement se pâme
Pourtant à son réveil jamais son désir de vivre n'avait été si grand
Jamais ses yeux n'avaient semblé si noirs et brillants
Jamais son teint si fin, ses cheveux si légers
Ses mains si remplies de cet amour infini et étranger
La nuit lui paraissait tellement claire
Comme si sa vie mortelle ne fut qu'une cage de verre

Seul le monde peut faire des ténèbres un lieu sombre et maléfique
Aujourd'hui, elle sait que l'ombre garde une part de mystère mais aussi de lumière et de musique

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La montagne

Lundi 15 Mai 2006, 19:25 GMT+2par Sorhaygin
Le vaste silence des géantes blanches assomme les sens
Mais l’immensité est telle que l’on voudrait s’y fondre en toute conscience
Ces hautes solitudes aux pointes enneigées embrument l’esprit
D’un manteau léger de songes habillant la nuit
Elles couvrent d’or les yeux les plus pales, les pensées les plus cartésiennes
Quand l’eau comme du cristal s’évapore des roches anciennes.
Mon âme ruisselle sur ce paysage impénétrable
Et déborde dans ses bras infinis et indomptables.
Ces pâturages hauts en couleurs quand vient le printemps
Nous transpercent en un éclair et nous bercent
Nous pénètrent comme l’eau dans la terre après une averse…
Si seulement le vent pouvait arrêter le temps, juste un instant!
Ces hauteurs que seul le Soleil peut toucher …
J’aimerai m’accrocher aux nuages qui inondent la vallée
Me retrouver au sommet et m’étourdir de sa grandeur
Et découvrir le secret de l’ivresse de mon cœur.
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Mutisme

Jeudi 4 Mai 2006, 11:53 GMT+2par Sorhaygin
Des mots se font se défont dans des bouches indécises
Des mots s’évanouissent dans le vacarme de villes grises
Les mots meurent dans des pensées compromises
Les mots s’échappent et s’arrachent la mise
Les gains sont lourds, les mots sont sourds
Et des innocents sont jugés, pendus haut et court
Puis il y’a les mots de velours saupoudrés de regards fatals
Ceux qui portent la marque du loup et des chacals
Les mots de glace qui fondent sur les brûlures de faux-semblants
Les mots qui cassent sous les dents de monstres en sang

Mais où sont les vrais mots d’amour
Dans ce monde qui se ravage ?
Les "je t’aime" et les "toujours",
Ici, se vident de sens et de courage !
Mais moi je sais…
Qu’ils sont au moins dans tes yeux
Et dans tes gestes tendres et précieux
Je sais qu’il n’y a rien de plus grand
Que ton sourire quand il me prend
Et pourtant le bonheur surprend
Mais on le garde comme un diamant
Comme ces mots d’enfants
Gravés dans notre mémoire pour longtemps
Ou comme ce petit chat blanc
Sauvé des eaux noires de l’étang.

Moi je te garde,
Et tes mots, garde à toi,
Ne les perd pas!

Des mots muets se lisent sur des lèvres gelées
Des mots transits par la nuit tremblent, figés
Et les mots sensés, effrontés
Les vérités, pleine de sagesse et de clarté
Ces mots là ils préfèrent les jeter
Plutôt que de simplement les écouter !

A quoi pensent-ils donc ces hommes dans leurs bureaux immenses
Dans leurs tours de verre, avec leur cœur de pierre ?
N’ont-ils pas conscience que la loi du silence
Même s’il est d’or parfois, consume nos rêves et nos prières ?

Mais moi tant que je verrai encore dans tes yeux
Ces mots si grands et précieux
Et tant qu’ils se mélangeront à mes pensées
Je m’accrocherai à cette lueur d’espoir
Que notre monde peut être sauvé
Et qu’on détient le pouvoir de changer l’Histoire.

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Vert couleur de...

Dimanche 6 Novembre 2005, 01:21 GMT+2par Sorhaygin
De prière en enfer
On tourne autour de sa vie
Sans jamais y voir clair
Point de paradis
Pour les mortels alanguis
Point de lumière
Quand les hommes vont aux Enfers
Si triste notre monde quand il s'endort
Si vide quand on l'innonde du sang de nos morts
Et pourtant si fiers sont ces habitants
Quand ils remportent des guerres sur le dos d'leurs enfants!

Je vous jure bien pourtant que je ne suis pas d'ici
Je ne suis pas votre enfant, je suis...
Dans les méandres du vent qui caresse lentement le visage
Je suis la musique des arbres quand ils frôlent leurs feuillages
Et ces grains de terre qui abreuvent la flore sauvage
Je suis dans le cri du loup qui transcende la forêt
Dans les gouttes de soleil qui dessine l'arc-en-ciel
Je suis cette explosion orange et flamboyante posé le soir sur l'océan
Je suis ce goût sur les lèvres quand l'amour s'y attarde
Je vis dans ces brèves images qui viennent au secour des souvenirs
Et dans le maquillage de l'aurore parme et velouté
Je coule sur le long corps du ciel qui se prélasse dans les bras de ses étoiles
Je vis dans tout ce qui berce et dévoile l'espoir de la beauté en tout être
Et surtout dans la lueur au bout du couloir des coeurs trop noirs
Je suis la pointe bleue de la flamme qui ne brûle pas mais qui réchauffe
Dans le coeur de la Terre, de l'Univers, dans leurs coeurs éphémères et sans substance
Je vis dans le vert couleur d'espoir pour qu'il redonne à leurs âmes ce qu'il faut des sentiments qui unissent
Car je vis aussi dans le sable qui absorbera toute cette haine destructrice...

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