Mardi 11 Octobre 2005
Pudeur
Par sorhaygin, Mardi 11 Octobre 2005 à 18:49 GMT+2 dans Divers
Je me promène dans les bois, dans les bois de l'innocence et de l'insouciance. Je marche longuement au hazard des souvenirs, au vent des chemins qui m'appellent, qui murmurent de rires lointains, d'enfants aux joies simples courant dans les hautes herbes l'air de n'avoir peur de rien. Je marche éperdument croyant t'apercevoir en haut de la piste sableuse, entre les chênes et les pins comme tant de fois il y a dix ans... Je cours inlassablement à la recherche de ton souffle d'espoir mais le temps impétueux nous éloigne immanquablement. Il nous jette dans le tombeau noir des souvenirs égarés et la pluie ruisselante efface les traces de terre retournée... Nous sommes enterrés là-bas à jamais et seul notre silence demeure... Qui nous retrouvera?
L'heure ne sonne plus, elle s'étouffe avec nos regards d'amour ou d'amitié refoulés. La mousse a recouvert nos coeurs et cet amour reste prisonnier dans notre chair en feu qui embrasse, impuissante, une joue alors qu'elle voudrait bien plus effleurer une bouche puis tout un corps brûlant de notre éternelle pudeur. Elle voudrait l'inonder de son amour protecteur, de sa douceur naturelle, de son inconditionelle chaleur. Mais elle souffre du silence de son audace et n'ose pas, n'ose jamais...
Que la rose embaume à quoi bon si elle n'est plus à la couleur de la passion...
L'heure ne sonne plus, elle s'étouffe avec nos regards d'amour ou d'amitié refoulés. La mousse a recouvert nos coeurs et cet amour reste prisonnier dans notre chair en feu qui embrasse, impuissante, une joue alors qu'elle voudrait bien plus effleurer une bouche puis tout un corps brûlant de notre éternelle pudeur. Elle voudrait l'inonder de son amour protecteur, de sa douceur naturelle, de son inconditionelle chaleur. Mais elle souffre du silence de son audace et n'ose pas, n'ose jamais...
Que la rose embaume à quoi bon si elle n'est plus à la couleur de la passion...










