Mercredi 10 Mai 2006
Sur le port de l'île de Ré
Par sorhaygin, Mercredi 10 Mai 2006 à 17:39 GMT+2 dans Calme et émerveillement
Le vent soufflait très fort
Les nuages retenaient leurs larmes
Pour que le Soleil nous fasse encore du charme
Les bateaux se reposaient paisiblement
Les coques tanguaient légèrement
Bercé par le cri des mouettes et des goélands
Seul était endormi, l'océan
Et nos coeurs emmêlés par le vent
Se faufilaient sans voir cette foule de gens
Ces drôles de gens qui marchent d'un pas semblable
Qui paient une fortune pour s'asseoir à une table
Pendant qu'on admirait la mer gratuitement et sans rancune
Qu'on la regardait tranquilement comme les étoiles et la Lune
C'était tellement délicieux de se noyer dans ton regard
Alors que ces précieux souvenirs s'ancraient dans nos mémoires
C'était comme courir sur le fil de la folie,
Jouer les funambules et mordre dans la vie
Sans jamais glisser ni s'effondrer,
Se prendre pour une bulle et narguer le feu sacré!
Aujourd'hui je crois en la magie
Depuis qu'un ange s'est posé dans mon esprit
Je crois en toi plus qu'en n'importe qui
Toi qui m'as ouvert sur le côté argentin de la nuit
L'air était au rêve,
Cette après-midi de mai
Sur les quais comme sur la grève
Du port de l'île de Ré...

















