Croire aux fées

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Ce poème sera le tout dernier à propos de Lise. Je l'ai écris il y'a 2 mois déjà et faute de temps je n'ai pu le poster. Mais je dois le faire car c'est un peu comme si je le brûlais, comme si je le jetais... pour finir de l'oublier

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Ma fée de fayence

J'ai laissé quelque part au bout de mon âme
Quelque part dans les couloirs de mes larmes
J'ai laissé une histoire s'éteindre dans les flammes
Mais il est bien trop tard pour reprendre les armes.

Elle a prit son envol la petite fée de fayence
Je me suis jeté au sol lui offrant ma confiance
Elle me tourne la tête, encore, quand j'y pense
Je voudrais bien qu'elle arrête, qu'elle parte en silence
Mais elle a eu beau cassé mon coeur, m'arracher des pleurs
Elle reste là, là dans mes bras, dans mon ptit coeur...

Petite fée de fayence
J'ai essayé de toutes mes forces
D'éteindre ta lumière immense
Et de cacher le passé sous mon écorce
Mais je crois que t'es partie dans l'ombre
Et je vois que ton âme est trop sombre
Pour penser que je suis encore là
Que parfois je pleure quand je pense à toi

Pas souvent mais juste assez pour que tu me manques
Et que je regrette le temps des saltimbanques!
Moi je crois que tous mes ronds dans l'eau
Se propagent et s'arrêtent bien trop tôt
J'ai égaré dans mes yeux mouillés, un pouvoir
Celui pour te jouer les plus belles histoires

Moi je crois que Marie et les planches
Qui nous ont tant vu rire et danser
Je crois bien que tu as eu ta revanche
Tu les as jetée bien au fond du passé!

Moi je crois que tes yeux de chats
Ne sont plus si persants qu'autrefois
Parce que tu ne vois plus
Les jolies choses et les mots d'amour
Et puis les roses, les gens dans la rue
Les bras tendus et les âmes en velours

Je voudrais juste une rose de toi
Dans une cage de verre
Chaque pétale à terre
Me dirait que tu penses à moi... quelques fois.
Je voudrais une pierre en feu
Pour lancer sur la rencoeur qui nous sépare
Je voudrais tant apprendre un jeu
Pour gagner ton coeur et chasser le brouillard...

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Coupable!

Délicate apparence, sombre ressemblance
Saine victime de mon profond silence
Serrant tes doigts, enfonçant tes ongles dans mon cœur
Tu n’as pas pardonné ma douleur
Moi coupable de mes larmes
Coupable de mon vide drame
Egoïste, tu m’as déclarée coupable !
Sans détour, sans remords tu m’accables !
Ma peine est ineffable…
Je ne peux comprendre cet abandon
Car tes yeux sur moi étaient un don.
Jamais âme n’a brillé sur moi comme tu l’as fait...
Qu’ai-je fait de si mal pour que tu ne puisses pardonner ?
Tu me laisses méprisable, assassine !
Mon esprit relégué en champ de ruine
Aussi dévasté qu’un visage à l’agonie
Plus misérable qu’un guépard sous la pluie !
Pourquoi t’ai-je vue si belle et si argentine ?
Tu n’es que mensonge en masque d’épine !
Triste amour que cette amitié là !
Qui vous mitraille pour manque de foi en soi.
Dans ton regard je me voyais un peu voler,
Bien qu’a l’intérieur tout fut mutilé.
Dois-je être condamnée pour ma mélancolie ?
Ou fusillée pour ma déplorable vision de la vie ?
Ou alors est-ce seulement toi qui préfères me damner
Plutôt que de voir ta subtile vanité dilapidée ?
Mes larmes à présent ne sont que haine et colère;
Je te maudis tout autant que le diable en qui je ne crois pas
Car tu es morte pour moi tellement ton cœur est chimère
Et je regrette amèrement d’avoir traîné sur tes pas.
Même nos doux souvenirs ne sont plus que des meurtrissures,
Autant de lames hérissant mon corps telles d’effroyables morsures.
Je suis lasse de voir chaque nuit ton absorbant sourire.
Je veux tuer tes faux airs de poupée qui me chavire,
Prendre tes merveilleux cheveux pour les brûler,
Douce fée des ténèbres qui m’arrache une abjecte envie de hurler !
Tu me laisse coupable avec des réponses sans aucun sens
Incapable d’oublier et de comprendre ton silence…
Après avoir empli mon âme de tant de rêves et de rires,
Laisser couler jusqu’à raz bord ta folle joie de vivre,
Et bien plus encore ta passion, ton amour, tes touchantes illusions ;
Tu me laisses en une seconde le néant glacé d’après une explosion ?!
C’est juste cruel et lamentable
Tu es juste immatérielle et pitoyable !

21 Février 2005

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Nos petits mots

De nos jolies petites histoires qu’on revivrait avec hâte,
Il ne reste que les petits mots que je renferme dans une boîte,
Ecrits en philo ou en histoire, en cachette pendant la classe
Il me revient des échos mais la mémoire se lasse.
Moi je refuse d’oublier tes grands yeux de poupées
Le sourire que tu gardais toujours à tes lèvres accroché.
Alors j’conserve tous nos petits mots pour me rappeler un peu de toi
Et même si on s’voit plus trop, qu’on sait même pas pourquoi,
Je te garderai ta place dans mon cœur tant que t’as pas le temps
Comme ces petits mots sur nos traces nous suivront longtemps.
On écrivait dessus nos amours un peu perdus,
Nos vies qui se dérobaient pour des garçons dans la rue.
Mais ceux qui nous ébranlent le plus
Sont ceux que l’on connaît trop bien
Et s’il n’est pas rare qu’en retard j’attrape mon bus
Faut jamais ignorer les petits rien qu’on croise sur le chemin.
On griffonnait aussi des bêtises dont on pleurait de rire ;
Ça faisait quelques fois piquer des crises aux profs qu’on pouvait pas sentir !
Maintenant t’es à la fac et tu étudies le droit.
Tu trouves même plus de moments pour penser un peu à moi
Moi ça me rend patraque et peut-être que j’en ai même plus le droit
Ces petits mots je me demande parfois
S’ils n’exagéraient pas…
Quand ils disaient que l’on s’aimait
Que l’on ne se quitterait jamais,
Quand ils nous rassuraient sur notre destin,
Quand ils nous montraient à qui donner la main.
Les vraies et belles choses sont souvent celles, fragiles, que l’on échappe
En tout cas les miennes sont vraiment trop volatiles et changent de cap.
Je sais très bien pourquoi je ne veux pas grandir.
Grandir, c’est perdre la tête et apprendre à mentir.
Quand on est petit, on ment pour pas se faire gronder,
Ça part d’un bon sentiment et ça prévient les ondées.
Quand on est grand, on ment plutôt pour se faire respecter
Parce qu’on n’est plus si craquant mais faut absolument rester connecté.
Grandir, c’est violer les belles choses du passé
Pour faire de l’avenir des dés pas encore lancés.
Pour m’asservir, on voudrait brûler tous mes petits mots,
Et j’ai envie de hurler même si j’ai le calme d’un gémeau.
Or, on dit qu’il faut pas rester couché en travers des souvenirs.
On dit qu’il faut plus y toucher pour pouvoir rebondir.
Et puis… quand on est loin, on remarque un petit sourire
Qui nous rappelle quelqu’un de ce lointain miroir de cire,
Qu’on avait laisser fondre quelque part pour pouvoir tourner la page
Car fallait pas que s’effondrent les précieux couloirs menant au large.
Et finalement… on n’a pas besoin d’aller si loin,
Pour voir le soleil au petit matin.
Il brille autant de sa fenêtre
Que tout au sommet d’un hêtre.
On se perche là-haut pour trouver quoi ?
Le viaduc de Millau ou un petit pont de bois ?
Tout dépend si on imagine la vie en grand.
La mienne je ne la dessine pas comme un océan
Mais plutôt comme un petit livre blanc
Où les gens que j’aime écrivent souvent,
Et surtout sans faire semblant.
Alors, ensemble et en chœur, nous irons trouver le monde
Et propagerons notre bonheur, par l’envol de quelques ondes.

29 Décembre 2004

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Les petites pierres de ton coeur

Un ancien poème pour ma fée envolée. J'y pense tant et je n'arrive pas à oublier...

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