Les amoureux
Se voulant seuls au monde
Accrochés par le cœur et les yeux
Vivant de pensées vagabondes.
Main dans la main
Leurs corps en l’air
Volent cristallins
Bien loin de la Terre
Ils s’évadent de leur prison de chair
S’étalant sur le dos des nuages
Ils se passent de commentaires
Se livrant seulement aux oiseaux de passages
Ils se baladent suspendu à leurs plumes
Transportés par la vue infinie
Par la beauté démesurée d’un monde sans brume
D’un paysage semblant soudain autrement défini
Ils marchent en solitaire
Quelque fois, pour respirer un peu
Et souffler la poussière
Que le temps met sur eux.
Et tout là-haut ce ciel bleu
D’un hiver si différent
Ce vent frais, ce soleil radieux
Ne les laissent pas indifférents.
Ils s’enlacent évidemment
Les yeux noyés de lumière
S’embrassent inlassablement
Les lèvres douces et fières !
Comme dans une valse grisante
Jouer par les éléments, ces humbles musiciens
Tellement étourdissante et charmante
Que l’on n’a plus besoin de rien.
Comme si l’éternité était précisément ce moment
Quand les amoureux rêvent de pouvoir figer le temps…

Par sorhaygin, Lundi 23 Janvier 2006 à 11:18 GMT+2 dans Textes et Poèmes (article, RSS)






