Et voilà!
Disparaît étrangement sous ce même voile blanc
Qui d'une poignée étoilée enchante les enfants!
Et voilà les frissons des premiers flocons se posant éphémèrement
L'herbe encore humide les travestit en gouttes gelées
Mais la relève est rapide et bientôt le blanc aura investi la valée!
Le paysage est tranquille, la vie reste immobile
Et la neige se glisse entre le vent, silencieuse et indélébile.
Et voilà le soleil qui point sur les chênes à l'horizon
La nature fantôme sommeille, l'hiver sera long
On distingue les premières fumées des cheminées brumeuses
Et les lueurs fragiles des maisons matinales ou simplement curieuses.
Les volets grinçants raisonnent presque autant que les cris d'émerveillement
Et les enfants s'éveillent pressant leurs parents encore nonchalants.
Et voilà, l'effervescence envahit les coeurs encore rêveurs!
Noël est bientôt là et comme par magie la neige est juste à l'heure.
Dehors les pas s'enfoncent dans le sol tendre et scintillant
Et les sourires brillent de malice, de rêves complices tout en chantant!
Mais les bambins se demandent bien pourquoi les grands restent à la porte...
Alors qu'ils pourraient courir, sauter, danser sur ce mateau qui les emporte
Vers des pensées tourbillonnantes, des cadeaux pleins de rubans
Dans le sapin à décorer toujours plus chatoyant, toujours plus étincelant!
Et surtout sur un traîneau vagabondant à la vitesse de la lumière
Lourds de ces paquets que réunnissent des milliards de prières!
C'est à vous que je m'adresse, vous les statues devant la porte,
Il est bien temps d'aller courir, sauter et rêver qu'on vous emporte
Avant que la mort ne soit bientôt la plus forte!

Par sorhaygin, Vendredi 11 Novembre 2005 à 21:17 GMT+2 dans Calme et émerveillement (article, RSS)





