La bibliothèque
Non pas l’hideuse moderne et contemporaine des esprits secs
Mais l’ancienne librairie à l’odeur somptueuse de livres vieillis
Univers des contes, des légendes et des rêveries.
Ce monde où la plus grande noblesse est silence
Où les mots, sans bruit, s’échappent d’une relique où dansent
Des âmes de poètes disparus restés enfouis dans nos souvenirs
Ou bien les fantômes d’un amour perdu qui retrouvent un peu de leur passé dans l’avenir.
A cet instant, on pénètre dans un endroit tel
Qu’inconsciemment l’on ralentit nos pas pour écouter les livres qui appellent.
Sombre, pourtant elle illumine nos esprits
Par son mystère, par sa magie elle nous ravit
Je marche discrètement, l’œil furtif tout à coup attiré
Je m’avance intriguée et remarque dans un coin retiré
Quelques flacons aux formes étranges, ensorcelants,
Autour d’un vase d’argent où sèche un lys blanc.
Encore j’approche doucement pour humer un semblant de parfum volé
Que j’ouvre mes yeux et, miraculeusement, que tout s’est envolé !
Quelle merveilleuse atmosphère que celle des livres… !

Par sorhaygin, Vendredi 21 Octobre 2005 à 09:00 GMT+2 dans Calme et émerveillement (article, RSS)




