Il était une fée

Il était une jolie fée, la plus belle de la forêt
Mais la plus triste aussi et la plus égarée.
Une petite fée comme une statue
Qui à tous moments peut tomber et casser
Une fée rêveuse et trop souvent déçue,
Une fée voleuse de déments et d'amours passés.
Une fée si seule au milieu des fleurs d'été
Ne peut que laisser son coeur expirer.
Dans son sommeil ces fleurs virent noires
Et le Soleil brûle ses ailes, son dernier élixir d'espoir.
Pourquoi une telle fée si rayonnante aux yeux du monde
Se sent-elle couler en larmes fuyantes sous la Lune blonde?
On ne lui a encore jamais appris à voler
Sans doute est-ce pour cela qu'elle ne fait que tomber!
Cette fée qui ne croit même plus aux mots ensorcelés,
Cette minuscule et fragile petite fée à l'âme morcelée!
A quoi lui sert il d'être si éblouissante
Quand son chagrin rend sa vie si écoeurante?!
Personne ne sait vraiment ce qu'elle est
Et ceux qui le voient, elle ne doit pas leur parler.
Pauvre petite fée perdue dans sa propre forêt
Qu'aucune main tendue n'aide jamais à se relever,
Aucun amour non plus pour la rendre meilleure,
Aucune couleur pour la défaire du malheur,
Aucun souffle chaud et aucune lumière,
Aucun sourire et aucune prière.
Par sorhaygin, Vendredi 9 Septembre 2005 à 05:19 GMT+2 dans Textes et Poèmes (article, RSS)




